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Chronique de The Monolith of Hate de Odium

 
 
 
 
 
Style :
Black metal
Pays :
France France
Sortie :
2013
Membres :
Sotää - chant et guitare
Hellesylt - batterie
Ozrib - basse

À Nice, il y a le soleil et la mer. La prommenade des Anglais remplie de touristes la journée et de jeunes filles dénudées le soir. Des boîtes de nuit et des restaurants le long la plage.
Et au milieu de tout ça il y a une tâche noire et visqueuse nommée Odium, qui n'a qu'un seul but, polluer ce beaux paysage et nous rappeler, à tous, à quel point l'être humain est pourri.
Le message était bien passé en 2009 avec le premier album "Universal Genocide", mais au cas où certains auraient oublié depuis, ils reviennent avec "The Monolith of Hate", encore plus haineux et destructeur pour que, cette fois ci, le message reste bien gravé !

Et ici pas de démarrage en douceur, on entre direct dans le vif du sujet. "Procreating Insanity", première piste, débute instantanément à toute vitesse. Première mandale dans la gueule. On ne va pas toutes les compter, on en finirait plus. Et le trio réussira à tenir ce rythme effréné pendant les 46 minutes de cet album.

Vous l'aurez compris, "The Monolith of Hate" est placé sous le signe de la violence et de la haine. Mais ce serait trop réducteur de le résumer à ça. Odium parvient à calmer le jeu tout au long de l'album, que ce soit avec les 3 titres qui font office d'interludes apocalyptiques "Overture", "Legio CXVI Ferrata" et "Into the Void", en plein milieu de "Altar ov Chaos" avec cet échange guitare / basse ou avec les nombreux breaks parsemés tout au long de l'album.
Mais ce n'est, à chaque fois, que pour poser des ambiances malsaines au travers de riffs dissonants, comme sur "The Last Dawn", et surtout pour repartir de plus belle derrière. En gros, nous apaiser avant de porter le coup fatal.

Void is the deepest thing

Odium est souvent comparé à Marduk ou Dark Funeral, pour sa brutalité, sa rapidité et sa précision chirurgicale. Il y a pire comme comparaison, preuve que les Niçois jouent dans la cours des grands.
Leur "Hostile Brutal Black Metal" est bien en place et hyper carré. Le travail fait sur les compos est à mettre en avant.
La guitare tantôt hyper agressive, tantôt plus malsaine, est toujours agrémentée de riffs accérés et ultra rapides auxquels on pourrait trouver une petite touche groovy comme sur "Demiurgic Pulse Of Eradication".
Le travail de Hellesylt à la batterie est remarquable, à se demander si il n'a pas échangé sa place avec une machine de temps en temps. Et pourtant, au milieu de ce déferlement de blasts et de violence, on distingue un touché bien plus subtil.
Ozrib parvient à mettre sa basse en avant, surtout lors de passages plus calmes et pesants, même si ce n'était pas gagné d'avance au milieu de tant de brutalité.
Concernant le chant, on est loin du style plaintif, eccorché ou torturé. Ici les vocaux de Sotää ne sont que agression et haine, toujours en puissance.
Le tout est soutenu par une prod plutôt moderne et à la hauteur de l'album qui donne sa touche finale à ce concentré de violence.

Avec "The Monolith Of Hate" Odium confirme sa présence parmis l'élite des groupes extrêmes français. Un album que tous les ennemies du genre humain se doivent de posséder, et surtout une musique à apprécier en live. Les 3 Niçois y font plus de dégats et de bruit que beaucoup de groupes à 4 ou 5 musiciens.

  • Tracklist
    Piste Titre Durée
    1 Procreating Insanity 3:01
    2 The Last Dawn 4:20
    3 Decade 3:15
    4 Demiurgic Pulse Of Eradication (Emphatic Level: Zero) 4:06
    5 Bipolar Disorder 3:18
    6 The Reign of Those Who Die 4:06
    7 Altar ov Chaos 3:30
    8 Overture 1:05
    9 Monolith of Hate 3:17
    10 Until the Nations Fall 4:03
    11 Legio CXVI Ferrata 0:27
    12 Legiones Odii 4:15
    13 Into the Void 1:29
    14 The Grand Final 5:29