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Interview d'Odium

Odium

Bloodzine : Salut les gars, avant tout pouvez-vous nous présenter Odium pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Odium : Odium est constitué de 3 gros membres, Ozrib à la basse, Hellesylt à la batterie, et Sotaa chant et guitare.
Nous officions depuis 2007, et depuis 2009 Ozrib nous a rejoint, suite au départ de notre 1er guitariste (Christ).
Notre style est simple, Hostile Brutal black !!! je pense qu’un autre mot dans cette description serait superflu… 

Comment se sont déroulés la composition et l'enregistrement ?

Sotaa : Le déroulement est resté relativement simple. Studio Art Music à Nice avec un bon ingé son du nom de Cahmi Sebastien. En 1er lieu la batterie tout en respectant le jeu d’Hellesylt, c’est à dire que nous n’avons pas eu recours au recalage de ses parties.
Certains dirons que c’est trop triggé, que cela leur fasse grand bien, nous n’avons pas eu recours au moindre capteur durant le processus.
Est venu ensuite les parties guitares, ce fut long et éprouvant j’ai même dû en faire un peu chez moi, au Necrofist studio, pour encore ajouter de la lourdeur à l’ensemble.
La Basse par Mr Ozrib en une seule journée il me semble.

Quel a été l'accueil de la presse et du public ?

La presse nous a vraiment bien accueilli !!! On en est ravi.
Le public lui ne s’y trompe pas. Quand ils viennent voir ODIUM, ce n’est pas pour aller cueillir des pâquerettes.

Avec le recul comment percevez vous cet album ? Avez-vous atteint vos objectifs ? Quels sont les évolutions par rapport au premier album "Universal Genocide" ?

L’objectif était de s’affirmer, nous l’avons fait. L’évolution réside dans le jeu de chacun, nous devenons de meilleurs musiciens, les compositions sont beaucoup plus structurées.

Après un EP et deux albums, on sent que votre musique est de plus en plus brutale. Qu'est ce qui motive encore cette violence ? Sera t-il possible de faire plus extrême que "The Monolith Of Hate" ?

Sotaa : Encore une fois, nous ne recherchons pas la brutalité pour la brutalité. C’est un processus naturel qui s’est installé.
Notre but n’est pas de battre des records. Notre musique nous ressemble. Nous faisons partie intégrante de nos morceaux. Chaque phrase, chaque riff, chaque titre, est un reflet de nos esprits, un reflet du monde, une hypothétique mort lente et douloureuse. Un fragment de vie subsiste tout de même. Un fragment qui nous tient en vie, on ne sait pourquoi. Peut-être justement pour laisser une trace de notre passage. Laisser un message, une note, pour se rappeler que nous ne sommes strictement rien. A présent ce qui a été enregistré restera gravé. Il restera toujours le passage d’un morceau quelque part. Tandis que nous, il n’en restera rien.

Quels sont vos principales influences ?

Nous n’avons plus de réelles influences, nous essayons juste de retranscrire notre vision du monde, nos idées à la con, ce qui nous fait rire, ce qui nous fait gerber.

On vous a vu faire de belles dates avec quelques gros groupes comme Anaal Nathrakh, Enthroned ou encore Inquisition. Pourtant, peu de concerts notamment pour la sortie de l'album. Qu'est ce qu'il se passe ? Est-ce si difficile de trouver des dates ?

La difficulté est que nous sommes excentré au niveau français. Nous déplacer implique des sommes conséquentes.

Pourtant vos concerts tabassent bien. Odium en live ça donne quoi ?

Sotaa : Odium, en live, ça donne une débauche d’énergie, un exécutoire, une façon pour nous d’extérioriser notre mal être. C’est une représentation de ce que nous vivons quotidiennement. C’est sale, noir, libidineux. Le sexe côtoie la putréfaction des organismes humains.

Vous avez sorti vos albums en autoprod, est-il si difficile de trouver un label ou est-ce un choix délibéré de votre part ?

Sotaa : Nos recherches ce sont soldées par des non réponses, des niaiseries et autres enfantillages. Mais aussi des encouragements de la part de gros labels métal. Mais eux ne se mouillent pas et bossent uniquement pour le fric, ce qui reste compréhensible. Quant aux petits labels ils n'ont pas le temps, ou pas d’argent à dépenser pour nous. Alors qu’à côté de ça, ils vont vous signer un groupe qui vous sort un son minable, inécoutable et des reproduction du black métal des 90s! Mais tu comprends c’est TRUE.
Le black métal c’est stéréotypé, c’est le même son depuis 15 ans.
Il faut à présent réagir et sortir de ce carcan, cet immobilisme. C’est consanguin, et nous nous positionnons envers et contre tout ceci.

Quels sont les futurs projets d'Odium.

Sotaa : Le futur ? Il n’y a pas de futur, nous vivons l’instant présent, nous gérons nos affaires au rythme où ne le souhaitons. Nous sommes libres et c’est ce qui fait notre force.
Nous avons développé notre merch. Nous avons développé notre jeu scénique. Nous sommes à présent un groupe qui a trouvé sa voie, et nous ferons ce qu’il faut pour ne pas la quitter. Odium c’est un threesome intègre...

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